Pour le transhumanisme, vous inquiétez pas, la sélection naturelle fonctionne toujours, mais les règles changent régulièrement :
Au début, le plus fort (physiquement) gagnait. Depuis un bon moment, c'est le plus intelligent (parce que niveau performances physiques et adaptation à son milieu naturel, un corps d'être humain c'est plutôt moyen quand même... mettez-vous à poil, allez dans la nature et démerdez vous sans aucune technologie, on en reparle si vous survivez 8 jours). Et maintenant, c'est le plus riche. J'imagine que se faire transplanter le cerveau dans un corps robot pour vivre 1000 ans, ce ne sera pas exactement à la portée de toutes les bourses...
La force n'a jamais été le premier critère de sélection, cela a toujours été l'Intelligence.
Ceux qui n'ont pas misé sur l'Intelligence pour se distinguer sont resté dans une autre branche de l'évolution : le singe.
La richesse est un avantage uniquement dans une société figé, ce qui est de moins en moins le cas.
Oui. La sélection naturelle ne se fait pas à l'échelle de l'individu, mais de l'espèce. La capacité d'adaptation de l'humain est excellente, grâce à sa force collective et son intelligence.
J'ai toujours trouvé fort drôles ces discussions sur la liberté et le déterminisme. C'était déjà la vieille rengaine marxiste qu'il empruntait au déterminisme de la physique naissante (l'homme ne fait pas l'histoire, il est fait par l'histoire, etc.).
-> Si la liberté n'existe pas, le principe de responsabilité n'existe pas. La responsabilité pénale s'effondre (c'est déjà le discours de certaines sciences sociales où l'individu n'est que le pauvre enfant des conditions qui l'ont vu naître, on ne peut pas le blâmer pour ça M. le juge).
Non. Ce sont à nouveau deux choses différentes. Si le principe de responsabilité existe, c'est par déterminisme. Le déterminisme a fait que notre société s'est construite d'une certaine manière, telle que les personnes qui agissent mal sont blâmées. C'est sous cet angle qu'il faut voir les choses. D'ailleurs, selon-moi, dans un monde presque idéal, la peine capitale devrait être de réinitialiser la mémoire du condamné (
presque idéal car dans un monde idéal personne n'agirait mal).
-> Si la liberté n'existe pas, vous ne parlez pas l'univers se parle à lui-même (c'est une forme de psychose : il n'y a plus de réel parce qu'il n'y a plus de dualité, tout existe dans dans l'unité foncière du monde).
Oui. Cela ne pose pas de problème (ou du moins n'est pas paradoxal).
-> Si la liberté n'existe pas, vous ne méritez rien, n'avez rien choisi, rien réalisé, vous n'avez été que le déroulement linéaire du déterminisme qui vous sous-tend.
Oui.
Pour sortir de l'ornière, je vous recommande tout de même la lecture de l'Itinéraire de l'égarement d'Olivier Rey - avant que ce nihilisme déterministe hérité de la science vous donne envie de vous tirer une balle dans l'à-quoi-bon des surdéterminations où nous ne sommes plus rien.
Je crois fort en un univers purement déterministe et ne ressens pas le besoin immédiat de me tirer une balle dans la tête. C'est grave, docteur ?